Collection Zone Rouge. Prudence, L’Iroquoise. Saison Ii (5/6)

Qui eut cru que la bonne élève du lycée Turgot serait capable de faire ce qu’elle a fait en très peu de temps.
Rencontrer un garçon devant le centre Beaubourg, faire ami avec son gros chien donné par les gens comme redoutable avec sa grosse mâchoire.
Suivre ce beau gosse, dès le deuxième jour, dans son squat, à mon corps défendant l’orage ayant joué un grand rôle.
Lui donner mon pucelage, brisant ainsi le pacte que j’avais avec mes parents qui pensaient que je resterais chaste jusqu’aux jours de mes noces avec Benoit, ce boutonneux chétif.
Sceller l’union entre la banque tenue par mon père et son père notaire bien connu sur la place de Paris et plus précisément sur les quais de Seine face à la cathédrale Notre-Dame était l’avenir qu’il m’avait tracé.

Mais depuis que j’ai grandi, la part rebelle qui est en moi refusait ce chemin m’entraînant irrémédiablement vers le même chemin que celui que mes parents ont suivi.
Chemin les entraînant vers la tromperie.

C’est ainsi que je découvre en une seule fois, le plaisir de ma liberté, du sexe et la duplicité de ces bourgeois qui en façade montrent des couples sans problème alors qu’ils couchent chacun de leur côté.
C’est le cas de mes parents, avec Alice, la petite bonne, qui semble se la partager.
Alice fait partie du jeu auquel j’aspire à m’échapper, mais j’ai une pensée pour elle qui doit subir ces dépravés pour gagner sa vie.
Nous descendons dans le métro, Brutus semble savoir où il va, le toutou, c’est moi, car je suis Rocco.
Arrivé devant la barrière des paiements, il saute prestement, passant sans payer.
J’ai toujours respecté les règles éditées par la société et surtout par mes parents très stricts sur ces sujets.
Je suis mon homme en prenant appui de chaque côté du tourniquet.
Ma chatte est remplie du sperme que Rocco a expulsé en moi derrière le porche d’un immeuble, mais je sens que cet interdit me fait mouiller.


Atterrissant de l’autre côté, nous courrons et nous réussissons à attr une rame qui va partir.
Les portes refermées, nous rions de cette transgression que nous venons de faire.
Baisé avec Rocco en était une, voyager dans le métro clandestinement en est une autre.

• S’ils croient que nous allions payer ce que nos parents ont déjà payé dix fois avec leurs impôts, ils se fichent le doigt dans l’oeil.
• Surtout que dans mon sac, j’ai mon titre de transport que mes parents m’achètent tous les mois pour mes déplacements dans Paris.

De nouveau, nous éclatons de rire, nous serrant dans nos bras.
Mes seins par les mouvements de la rame sont compressés dans mon débardeur car en marchant, j’avais ouvert ma veste.
Je découvre bien des choses depuis que, j’ai pris ma liberté, mes seins sont vivants comme ma chatte lorsque Rocco m’a pénétrée.
Je sens mes pointes se durcir et de nouveau un frisson me traverser.
J’ignore où ma décision de tout envoyer balader va me conduire.
Mais les découvertes que je fais de mon corps et de la petite salope que je suis en me faisant baiser sous une porte cochère sont déjà mieux que ma vie tracée par mes parents.

Long changement, entre métro et RER, mon sac à dos commence à me peser.
RER où nous descendons au terminus de Boissy saint léger.
Nous prenons la route, je suis Rocco ignorant la direction où nous allons.
Je suis comme maman et je pense comme bien des femmes, le sens de l’orientation et moi ça fait deux.
Dans la grosse Bentley de mes parents, lorsque nous nous déplaçons dans cette voiture, alors que ce modèle récent a un système de déplacement intégré, se fiche de nous, car nous sommes tout le temps perdus.

Nous longeons une nationale, nous levons le pouce sans grand succès, ces connards de chauffeurs passent près de nous sans sembler nous voir.
Je les traite de connards dans ma tête, alors qu’ils rentrent simplement de leur putain de boulot, dodo journalier.

Pour la première fois, je me sens libre grâce à celui que je souhaite offrir ma vie.
La nuit tombe, je suis vannée surtout que j’ai toujours eu horreur du sport.

• Ce coin d’herbe fera l’affaire, je vais monter la tente.

Étais-je insouciante lorsque j’ai tout quitté pour suivre l’homme représentant mon idéal de liberté maintenant que j’ai coupé les ponts avec ma vie de jeunes bourges et surtout de mes dégénérés de parents ?
Ce couple de dépravés je les vomis.
Rocco sort son sac et lâche un morceau de toile qui s’avère être une tente.

Quand tout est prêt, qu’il a fait chauffer sur un petit réchaud notre pitance, il allume, un dernier joint que nous partageons avec délice.
Brutus a eu ses croquettes et son eau, c’est moi qui porte sa nourriture sur mon dos cassé.
Quand nous entrons tous les trois dans cette tente une personne, j’apprends ce que veux dire « vivre à la dure ».
Chatte à l’air, avec seulement mon débardeur kaki sur le dos, Brutus dans mes bras me tenant chaud.
Rocco en chien de fusil, comme moi est nu, sa verge touchant mes fesses.
Simple tapis de sol avec un duvet ouvert pour nous recouvrir nous sert de couche .
Couché sur un tapi de sol censé amortir la dureté, mais qui pour moi me donne l’impression de dormir à même la terre et les cailloux.
Hier, sur son matelas crasseux, les rares moments où j’ai dormi, vu les ébats que nous avons eux, j’avais très peu regretté mon lit douillet et surtout mes oreillers.
Je replis mon bras sous ma tête, ça fait bouger Brutus qui lâche une flatulence.
Rocco semble dormir sa bouche émettant de petits gazouillis réguliers.
Bref, je passe la pire nuit de ma vie.
Je sens que la fatigue l’emporte quand Rocco semble avoir une envie ou alors rêve à la belle au bois dormant.
Je pense qu’il est réveillé quand il me prend la jambe, la soulève faisant tomber le duvet sur Brutus, qui se retourne semblant vouloir éviter de sentir notre besoin l’un de l’autre.

Comme je l’ai dit à ce moment de ma vie, le sexe et moi cela fait deux.
Même sur mon portable et malgré mes presque 17 ans, mes parents m’ont mis le contrôle parental et j’ignorais qu’un homme peut prendre sa femme par l’arrière.
Ma chatte est remplie plus que de raison, car dans cette position la verge de Rocco a tendance à vouloir sortir et tend ma peau et mon clitoris qui s’enflamme.
Sa main vient empaumer mon sein, sa pointe s’enflamme, elle aussi.
Si Brutus pète, moi j’emplis la tente de mes cris de plaisir par les grands coups de reins que Rocco nous délivre, jusqu’à un orgasme simultané.
Merci à Henriette de m’avoir donné des plaquettes de pilules.
Si Rocco, hier s’était épanché dans ma bouche, il me déverse sa semence bien au fond de moi alors que nous avons un orgasme simultané.

C’est Brutus qui me réveille quand mon mâle dominant ouvre la tente et qu’il s’échappe.
Eau chauffée, café en poudre, que je bois, car il me réchauffe bien que dans mon ancienne vie, seul le cacao ayant goût à mes yeux.

• Tu veux faire ta toilette, sur les routes l’hygiène est primordiale.
Tient prend ce gant propre et lave toi avec l’eau de ta gourde.
• J’ai tout bu hier, en marchant j’avais soif.
• Prends la mienne, il en reste, nous sommes proches d’un village, 12 kilomètres, impérativement il nous faudra faire le plein.
L’eau tu la trouves aux fontaines, si elle est potable ou dans des cafés, en règle générale tant qu’on reste poli, ils sont sympas.
Dans les soirées s’ils ont des terrasses, certains acceptent que je joue un peu de guitare.
La soirée dernière, j’aurais bien gratté pour que tu chantes, j’adore ta voix, c’est pour elle au début que je suis venu te retrouver devant ton lycée, sans penser que tu aurais pu être ma compagne.

Je mets de l’eau froide sur le gant, je me frotte les aisselles et la chatte, pour le reste, ce sera plus tard.
Plus tard, c’est deux jours après.

Nous marchons, marchons et marchons encore.
Au départ, mon sac, mes épaules et surtout mes jambes me faisaient souffrir, mais je m’habitue et surtout je pense constamment à ma gourde.
La route, la route.
Il y a deux jours donc, nous avons joué et chanté à la terrasse d’un café les couples sortant par ces premiers jours de printemps.
Je passe le foulard entre les tables, je ressens le dédain de certains pour ce couple de paumés faisant la manche.
12 €, j’ai envie de les insulter, mais Rocco semble content de notre recette, nous rejoignons notre tente deux places achetées hier au décathlon de Provins.

Troyes, quatre-vingt-dix-neuf kilomètres, quatre-vingt-dix, puis trente d’un coup car un patron d’entreprise de maçonnerie nous fait monter sur un tas de sable sur la benne de son camion de chantier.
Je sens bien sa main sur mes fesses lorsqu’il me pousse, si c’est son petit plaisir pour m’éviter des heures de marche, qu’il le fasse.

Notre tente donc plus spacieuse sans pour autant prendre plus de place mais toujours sur le sol sur lequel je me suis habituée à m’endormir.
La place, c’est sur les côtés que nous la trouvons car depuis le début de mon escapade, nous dormons toujours les plus rapprochés que nous le pouvons avec mon homme.
Hier donc de retour d’avoir chanté, Rocco m’a montré une autre facette de son adaptation à la nature que les routards ont.
C’est près d’un étang à la sortie de ce village que nous avons planté notre tente et Rocco sort de son sac, un fil de pêche avec bouchon et hameçon.
Les croquettes de Brutus servent d’amorce et des boulettes de mie de pain d’appas.
Quatre poissons-chats qu’il fait griller sur un feu de branchettes que je suis allée ramasser.
J’avais du mal à manger des poissons panés, marcher sa creuse, je commence par les manger du bout des dents, mais s’est bon et je dévore tout.
Ce que je découvre dans ces petits villages, c’est les boulangeries qui vous offrent du pain bien plus croustillant que ce pain parisien devenant mou en quelques heures.

Nous venons d’entrer dans Troyes, Rocco semble savoir où il va, nous nous installons sur les bords de la Seine.

• Reste ici avec Brutus, j’ai le plein de bheu à faire, je sais où je peux en trouver.

La bheu, depuis ma première taffe, il est vrai que j’en fume régulièrement, chaque fois que l’on allume un pétard, les kilomètres défilent plus facilement.
Heureusement, qu’il me laisse Brutus, pour la première fois depuis douze jours que j’ai tout lâché, une petite anxiété me taraude...

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